Pompiers de Limoges
Les sapeurs-pompiers de Limoges
de retour d’Haïti accueillis à l’école.
Vendredi 5 février, notre classe a rencontré
deux sapeurs-pompiers
qui sont allés porter secours en Haïti.
L’un d’eux était maître-chien.
1 Tout d’abord, nous leur avons posé quelques questions :
Combien de temps avez-vous mis pour y aller ?
Il nous a fallu deux jours.
Avez-vous payé pour prendre l’avion ?
Oui, nous avons payé l’avion, comme si nous étions des touristes.
Où votre avion s’est-il posé ?
Notre avion s’est posé en République Dominicaine, à Saint-Domingue.
La première chose que nous avons faite a été de chercher des véhicules.
Nous avons ensuite fait 500 km dans un hélicoptère américain pour rejoindre
la ville de Port-au-Prince, en Haïti.
Qu’avez-vous fait en Haïti ?
Nous avons sorti les gens de dessous les décombres.
Comment vous y êtes-vous pris pour sortir les blessés ?
Soit des gens nous appelaient pour nous dire qu’ils avaient entendu
quelque chose, soit nous écoutions s’il y avait du bruit sous les gravats.
Ensuite, on envoyait le chien et on allait chercher les gens.
Y a-t-il beaucoup de dégâts ?
Oui, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de dégâts.
Y a-t-il beaucoup de survivants ?
Oui, il y a beaucoup de survivants.
Votre équipe en a-t-elle retrouvé ?
Oui, nous avons retrouvé
une petite fille de deux ans, Malicia.
Une autre de nos équipes a retrouvé un bébé de trois semaines.
Avez-vous vu des maisons encore debout ?
Oui, quelques-unes sont encore debout.
Avez-vous donné à manger aux gens ?
Non, malheureusement nous ne pouvions pas leur donner à manger.
Nous n’avions presque rien pour nous.
On a juste donné des petites choses comme des morceaux de sucre.
Pourquoi tout le monde n’a-t-il pas à manger ?
Les gens n’ont pas tous à manger parce que c’est un pays pauvre.
Avez-vous ramené des haïtiens ?
Non, nous n’en avons pas ramené. Nous n’avons pas le droit.
Savez-vous combien de pompiers sont allés en Haïti porter secours ?
Plusieurs groupes des pompiers de Limoges y sont allés.
Mais pratiquement tous les pays du monde ont envoyé des secours aux haïtiens.
Est-ce le premier tremblement de terre où vous intervenez ?
L’un des pompiers nous a affirmé que c’était la première fois.
Le second était maître-chien et il nous a dit partir à chaque fois qu’il y avait un tremblement de terre. C’était pour lui la sixième fois.
2 Ensuite, nous avons appris des choses
sur le métier de maître-chien.
A Limoges, les sapeurs-pompiers disposent de quatre maîtres-chiens
ainsi que de sept chiens sapeurs-pompiers
(ils sont de race berger belge malinois).
Deux maîtres-chiens sont partis en Haïti. Là-bas,
les pompiers haïtiens n’ont pas de chiens de ce genre.
Les chiens de recherche coûtent très cher (environ 70 000 €).
L’éducation de ce type de chiens se fait par le jeu,
par des entraînements et des récompenses.
Le chien aime chercher pour jouer.
Il aboie lorsqu’il trouve quelqu’un.
3 Pour finir, nous avons fait connaissance avec le chien.
Tiger (prononcer « Taïgueur »)
est un berger belge malinois
sapeur-pompier de huit ans.
Il a été très affectueux et nous avons pu le caresser.
Nous remercions tous les sapeurs-pompiers présents
de nous avoir fait partager leur expérience.
Les CE2/CM1